Recrutement : pourquoi les périodes d’essai échouent moins souvent avec un cabinet

Dans le recrutement, un indicateur reste particulièrement révélateur de la qualité d’un embauchage : l’arrêt en cours de période d’essai.
Et sur ce point, un constat revient de manière récurrente : ce taux est nettement plus faible lorsque le recrutement est réalisé via un cabinet, plutôt que directement par l’employeur.
Selon les données disponibles, l’écart observé se situerait entre 30 % et 60 %.
Ce chiffre, à lui seul, interroge.
L’objectif ici n’est pas de dresser une nouvelle fois la liste des avantages à passer par un cabinet de recrutement, ni de détailler le coût – pourtant bien réel – d’un recrutement raté.
La raison principale de cet écart est en réalité beaucoup plus simple.
Le décalage entre les offres publiées et le marché réel
En observant régulièrement les offres d’emploi publiées en direct par les employeurs sur les sites spécialisés, un phénomène apparaît très clairement :
les salaires proposés sont en moyenne plus bas que ceux des offres gérées par des cabinets de recrutement.
L’écart constaté se situe généralement entre 10 % et 30 %.
Ce décalage ne relève pas nécessairement d’une volonté de sous-payer. Il s’explique souvent par un facteur clé :
👉 l’employeur n’a pas toujours une vision actualisée du niveau réel du marché au moment où il publie son offre.
Pourquoi certaines offres restent visibles… et d’autres disparaissent
Ce mécanisme entraîne un effet bien connu mais rarement formulé ainsi :
- Les offres mal positionnées (rémunération trop basse, conditions peu attractives)
→ restent longtemps en ligne
→ sont republiées tous les deux à quatre mois
→ finissent par être quittées par les salariés qui trouvent mieux ailleurs - Les offres alignées sur le marché
→ sont pourvues rapidement
→ disparaissent vite des plateformes
→ deviennent quasiment invisibles pour les observateurs extérieurs
C’est en grande partie ce phénomène qui nourrit l’idée que « tel secteur paie mal ».
En réalité, ce sont surtout les mauvaises offres que l’on voit.
Le marché caché du recrutement
Les meilleures opportunités, quant à elles, relèvent souvent du marché caché de l’emploi :
- elles circulent via les réseaux,
- elles sont pourvues rapidement,
- elles s’appuient sur une marque employeur solide,
- et surtout, elles proposent ce qu’il faut proposer, dès le départ.
Résultat :
👉 on voit peu (voire pas du tout) les bonnes offres d’emploi.
Elles n’ont pas besoin d’être visibles longtemps.
Le problème n’est pas le secteur, mais l’alignement marché
Dire que « le secteur de l’assurance ne paie pas » est une affirmation trompeuse.
Ce n’est pas vrai.
👉 Certains employeurs paient mal, non pas parce que le secteur l’impose,
mais parce qu’ils ignorent les standards du marché, les réalités géographiques ou les attentes des profils recherchés.
Le rôle d’un professionnel du recrutement n’est donc pas uniquement de diffuser une annonce ou de trier des CV.
Il consiste aussi – et surtout – à conseiller les employeurs sur ce qu’ils doivent réellement proposer pour recruter durablement.
Une alternative pour recruter sans cabinet
C’est dans cette logique qu’a été développée la plateforme assur-emploi.fr.
Elle s’adresse aux employeurs du secteur de l’assurance qui ne souhaitent pas passer par un cabinet de recrutement, mais qui ont besoin :
- d’outils adaptés,
- d’une lecture fiable du marché,
- et d’un accompagnement pour ajuster leurs propositions salariales et contractuelles
en fonction des profils et des zones géographiques.
En conclusion
Ce que l’on voit le plus sur les sites d’emploi n’est pas représentatif du marché réel.
L’impression que les salaires sont bas vient surtout du fait que les offres peu attractives ne trouvent pas preneur… et restent visibles.
Et oui, certains employeurs savent parfaitement qu’ils proposent en dessous du marché.
Dans ces cas-là, il faut être lucide : aucun outil ni aucun accompagnement ne peut tout résoudre.
Mais pour tous les autres, la solution existe.



